
Destin Daniel Cretton, créateur de Wonder Man avec le scénariste Andrew Guest, a fait ses débuts de réalisateur loin des franchises et des grands studios. Jusqu’à la fin de la décennie 2010, le cinéaste a présenté des longs-métrages d’auteur dans les festivals d’Amérique du Nord, Sundance ou Toronto. Jusqu’à ce que la force d’attraction de l’univers cinématographique Marvel (MCU) le capture. En 2021, il a réalisé Shang-Chi et la légende des dix anneaux, un film de super-héros situé aux marches du MCU, variation d’inspiration hongkongaise sur les thèmes jadis composés par Stan Lee et Jack Kirby.
On peut regarder Wonder Man comme une espèce d’autofiction, puisqu’on y verra deux marginaux du show-business s’efforcer de décrocher un rôle dans le remake d’un classique du film de super-héros intitulé Wonder Man. On y discernera aussi une satire de l’industrie américaine du cinéma, dans la lignée de The Franchise ou The Studio, sans la férocité de ces deux séries. Mais si, finalement, Wonder Man s’impose comme l’une des propositions les plus attachantes qu’ait pu faire Marvel ces dernières années, cela tient à un phénomène vieux comme les premiers Laurel et Hardy : l’alchimie entre deux acteurs, entre deux personnages.
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