Les membres de Girlxcott organisent des fêtes de la BD dans toute la France

Illustration d’Anouk Ricard. Illustration d’Anouk Ricard.

Ne pas se rendre au Festival d’Angoulême, mais célébrer la BD quoi qu’il arrive en 2026. Les signataires d’un manifeste appelant au « girlcott » (féminisation revendiquée du terme « boycott »), à la tête de la fronde menée contre l’organisation du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD), ont donné rendez-vous aux amateurs de bulles du mercredi 28 janvier au dimanche 1er février, dates auxquelles aurait dû se tenir le rendez-vous annuel du 9e art.

A l’initiative de ces bédéastes femmes et appartenant à des minorités de genre, des Fêtes interconnectées de la BD se tiennent dans une quinzaine de villes en France, en Belgique et en Espagne. De Strasbourg à Marseille en passant par Lyon ou Paris, des alternatives à cette édition annulée. A Angoulême est par ailleurs organisé un « grand off » du festival.

Expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, stands d’éditeurs… Le programme de ces fêtes s’est construit en quelques semaines, sans guère de budget et au gré des envies et des opportunités locales.

A Toulouse, c’est Delphine Panique, la dessinatrice de Vieille (Misma, 2025), qui a lancé l’appel. Une dizaine de bonnes volontés se sont manifestées. « A partir du moment où quelques personnes ont répondu présent, on s’est lancés. Dans le noyau, nous sommes plusieurs à avoir participé à l’organisation autrefois d’Indélébile, festival de BD indé, et de Bandit, un événement autour de la narration et de la micro-édition, explique-t-elle. On avait donc quand même un peu d’expérience, ça a énormément facilité les choses. »

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