Laurent Mariotte met Bordeaux et les Capucins à l’honneur de son magazine

Au stand de Thomas Bécoye, éleveur, producteur et traiteur gersois, Laurent Mariotte trouve la parfaite illustration de « l’artisanat bien maîtrisé » qu’il cherche à valoriser dans son magazine.

Au stand de Thomas Bécoye, éleveur, producteur et traiteur gersois, Laurent Mariotte trouve la parfaite illustration de « l’artisanat bien maîtrisé » qu’il cherche à valoriser dans son magazine.

Fabien Cottereau / SO

Sur 14 pages du bimestriel dont il est le directeur éditorial, il mettra à l’honneur ses adresses coups de cœur, producteurs et restaurants, comme les initiatives valorisant les artisans locaux. D’où sont détour par la cuisine centrale de Bordeaux-Mérignac « pour son engagement dans le bio dans les menus servis dans les cantines ».

« Une vie autour de la table »

Mais aux Capus, « c’est [de] la dimension populaire » qu’il est venu s’imprégner, dans un Bordeaux dont il constate qu’il a beaucoup évolué. Car Laurent Mariotte a fait de « l’anti-snobisme dans l’assiette » la marque de fabrique de son approche culinaire. Troquant une araignée du Guilvinec, au stand poissons, pour un morceau de boudin noir de la Ferme d’Enjacquet dans le Gers, le fils et petit-fils de paysan se sent ici dans son élément. Ravi d’en « apprendre tous les jours un peu plus » du patrimoine culinaire hexagonal, Laurent Mariotte se plaît à endosser le rôle de « soutien de nos agriculteurs et paysans », comme il se fait un devoir « de partager ces parcours et ces histoires de producteurs ». Et autour de gestes simples transmettre une cuisine du quotidien qu’il encourage à réaliser « avec des produits de saison et les basiques du placard ».

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Une tranche de jambon blanc mitonnée par Thomas Bécoye et voilà Laurent Mariotte qui, passé derrière l’étal, emprunte de faux airs de Jean-Pierre Coffe et vilipende l’usage des nitrites dans l’alimentation. « Ça, c’est du vrai jambon », lance-t-il à la caméra qui le suit pour nourrir ses réseaux sociaux. Et tant pis pour ce Bordelais ronchon qui ne goûte pas l’animation autour du stand. Laurent Mariotte est ailleurs attendu pour quelques selfies auxquels il se livre de bonne grâce.

La veille, c’est lui qui demandait à poser avec Philippe Etchebest dont il était venu découvrir la nouvelle adresse, Le Classique, ouverte depuis fin décembre. Une première rencontre avec le chef étoilé, dont il salue « la cuisine lisible, identifiable, comme je l’aime, dans un lieu chaleureux où le service en salle occupe sa vraie place ».

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