L’art moins porteur que la bourse

Il est même négatif sur dix ans (– 2,9 %) contre 13,3 % pour les actions. Précision méthodologique importante, ici le marché de l’art est constitué du produit d’adjudication des 100 artistes les plus importants dans le monde. Pas étonnant que, dans ce contexte, l’intérêt pour l’art en tant que produit financier ait baissé pour les collectionneurs et banquiers sondés par ArtTactic.

En revanche, les analystes considèrent toujours l’art comme une valeur refuge. Le rapport indique que le patrimoine art et objets de collection des 500 000 personnes les plus riches de la planète (les « UHNWI ») est passé de 2 174 milliards de dollars en 2022 à 2 564 milliards en 2024. Il estime que ce patrimoine devrait augmenter chaque année de 150 milliards de dollars d’ici à 2030.

Truffé de chiffres destinés aux banquiers et investisseurs, le rapport apporte un éclairage sur un marché peu souvent commenté : celui des prêts adossés à des œuvres d’art. Ce marché, pour une grande part basé aux États-Unis, serait de l’ordre de 40 milliards de dollars. Les analystes pensent qu’il devrait se développer prochainement en Europe. Deloitte est l’un quatre grands cabinets de conseil dans le monde.

Cet article a été publié en premier sur https://www.lejournaldesarts.fr/marche/lart-moins-porteur-que-la-bourse-181480