« La Grazia » : les derniers mois politique d’un vieux sage brillamment racontés

Anna Ferzetti et Toni Servillo dans « La Grazia » de Paolo Sorrentino.

Anna Ferzetti et Toni Servillo dans « La Grazia » de Paolo Sorrentino. ANDREA PIRRELLO


Pour aller plus loin


Les six derniers mois au pouvoir du président de la République italienne, un démocrate-chrétien qui cultive sa solitude. Hanté par le souvenir de sa défunte épouse, dont il apprend qu’elle lui a été infidèle, conseillé par sa fille, il affronte des choix cruciaux : une loi en faveur de l’euthanasie et les demandes de grâce présidentielle de deux détenus pour homicides conjugaux, un homme et une femme. Ballet baroque d’emphase et de nuances, d’aphorismes et de mélancolie : « la Grazia » est au politique ce que « la Grande Bellezza » était au milieu artistico-médiatique. En moins flamboyant. A l’instar de son protagoniste, un vieux sage qui apprend à lâcher prise, Paolo Sorrentino s’affranchit de ses penchants de boomer pour voir plus loin. L’intelligence de ce film où la parole circule et agit doit beaucoup à son acteur fétiche, l’exceptionnel Toni Servillo, d’allure… mitterrandienne !


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