
James Vanderbilt, 50 ans, est un scénariste prolifique, depuis Basic (2003), de John McTiernan, jusqu’à Scream 6 (2023), de Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin, en passant par Zodiac (2007), de David Fincher. On ne compte toutefois dans sa carrière que deux passages à la réalisation. Le premier eut lieu en 2015 avec Truth. Le prix de la vérité, histoire d’un scoop sur George W. Bush qui tourna au fiasco, à l’image du film qui le relate. Le deuxième sort en France, mercredi 28 janvier, et a, pour décor, l’un des plus grands procès historiques de tous les temps, qui fit comparaître les principaux dirigeants nazis devant un tribunal allié mené par le procureur général américain Robert H. Jackson, du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946.
Nuremberg, qui reconstitue librement quelques moments du procès, prend un chemin de traverse en adaptant l’ouvrage Le Nazi et le psychiatre. A la recherche des origines du mal absolu (Les Arènes, 2014) du journaliste américain Jack El-Hai. L’histoire, véridique, est celle du docteur Douglas Kelley, un psychiatre américain qui fut mandaté pour se prononcer, dans la perspective du procès, sur l’état de santé mentale des inculpés.
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