Le seul-en-scène attachant de Vincent Dedienne, le festival de danse Waterproof sous le signe de la tendresse, le retour du Dance Theatre of Harlem, le spectacle de fin d’études des élèves du Centre national des arts du cirque, le magnifique hommage d’Alex Lutz à son père, une Nuit de la marionnette de 20 heures au lever du soleil, Les Ailes du désir, de Wim Wenders, porté à l’opéra… Bien des occasions de sortir de chez soi en février pour partager des émotions.
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THÉÂTRE
« Contre » : le portrait de Cassavetes en génie buté et borné
Répétition du spectacle « Contre » avec les comédiens de la Comédie-Française (Sébastien Pouderoux, Nicolas Chupin et Marina Hands) au Petit Saint-Martin, à Paris. CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE
Inspiré de la vie et l’œuvre de John Cassavetes et Gena Rowlands, Contre s’introduit dans le mental de Cassavettes, un cinéaste aussi entier et surdoué que l’homme pouvait être manipulateur. Buté et borné, le génie ne supportait pas la médiocrité et ne tolérait pas la contestation. Resserré autour de protagonistes-clés (Peter Falk et Gena Rowlands notamment), le texte, porté par l’épatante troupe de la Comédie-Française, progresse par séquences fondues enchaînées en alternant champ et contrechamp autour de l’intimité amoureuse du couple. Mention spéciale à Marina Hands qui rejoue, à n’en pas croire ses yeux et ses oreilles, la crise de Maybel dans Une femme sous influence. C’est pour ces moments absolus de lâcher prise des interprètes que Cassavetes faisait du cinéma et c’est pour le rejoindre dans sa radicalité absolue que Sébastien Pouderoux et Constance Meyer signent cette formidable mise en scène. J. Ga.
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