Dans « La reconquista », trouvailles et retrouvailles à Madrid face à la caméra de Jonas Trueba

Itsaso Arana (Manuela) et Francesco Carril (Olmo) dans « La reconquista » (2016), de Jonas Trueba. Itsaso Arana (Manuela) et Francesco Carril (Olmo) dans « La reconquista » (2016), de Jonas Trueba.

Hantise cinéphile : tel ou tel trésor insu a-t-il été – par négligence, malchance, erreur ? – soustrait à notre attention ? Quiconque fréquente un peu sérieusement archives et festivals sait bien que oui, par pelletées. Appliquée à une œuvre, la réponse est à relativiser, c’est déjà plus difficile.

Prenons l’exemple de l’Espagnol Jonas Trueba. Agé aujourd’hui de 44 ans, cet héritier putatif d’Eric Rohmer (1920-2010) – rien de plus subtil, de plus habité, de plus léger et profond à la fois ne s’était tourné sur la carte du Tendre depuis la mort de ce dernier – s’est fait connaître en France en 2020 avec son cinquième long-métrage, Eva en août, dérive estivale d’une jeune femme au hasard madrilène de son désir. L’engouement progressivement rencontré depuis lors par cette œuvre mène logiquement aujourd’hui à une intégrale organisée par le Centre Pompidou hors les murs, qui permet enfin de découvrir ses films antérieurs.

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