Parures, gloire et beauté

Joaillerie –  C’est tout simplement l’exposition la plus éblouissante de la saison ! Au sens propre, car on dénombre un nombre incalculable de pierres précieuses au mètre carré, au sein de l’hôtel de la Marine.

C’est en effet une cascade de diadèmes, boucles d’oreilles, broches et colliers, ayant paré les têtes couronnées d’Europe, qui ruisselle dans une scénographie spectaculaire. Avec ses jeux d’ombres et de lumière, et son mobilier sophistiqué, l’accrochage souligne le caractère double de ces trésors relevant du faste et de l’intime. Au fil des salles, le parcours magnifie des pièces superlatives par leur taille (une émeraude de 212 carats, un diamant de 90) et mythiques par leur provenance, à l’instar des parures de Catherine II la Grande, de l’impératrice Eugénie et de la reine Victoria. Logiquement les atours britanniques sont bien représentés puisque le projet est le fruit d’une collaboration avec le Victoria and Albert Museum. Les pépites du musée londonien forment avec celles de la Collection Al-Thani le cœur du circuit, agrémenté d’autres prêts prestigieux, comme les gemmes ornant jadis couronnes et bijoux des reines et rois de France. C’est ce qui fait le sel de l’exposition « Joyaux dynastiques » : chaque pièce raconte une histoire passionnante. La plus rocambolesque est le télescopage entre le passé et l’actualité brûlante, car ces trésors sont présentés entre les murs dans l’ancien Garde-Meuble, là où les bijoux de la Couronne ont été volés en 1792, ce qui a longtemps été considéré comme le plus grand casse de l’histoire de France !

Cet article a été publié dans L’ŒIL
n°793 du 1 mars 2026, avec le titre suivant : Parures, gloire et beauté

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