L’an dernier, Kendrick Lamar a fédéré 133,5 millions de personnes dans le monde. Un record d’audience pour cet interlude musical. MATT SLOCUM/AP/SIPA
Pour aller plus loin
Il existe, dans le calendrier américain, un jour qui ne ressemble à aucun autre. Un dimanche où les rues se vident comme frappées par une pandémie, où les églises elles-mêmes abrègent leurs offices, conscientes qu’un culte plus puissant attend leurs fidèles ailleurs. Ce jour-là, 120 millions d’âmes tournent leur regard vers un stade californien. Elles communient dans le même rituel de bière où l’équivalent de 500 piscines olympiques se déverse dans les gosiers assoiffés, et où 1,4 milliard d’ailes de poulet sont sacrifiées sur l’autel du divertissement. Les écrans disproportionnés des téléviseurs, devenus les cathédrales domestiques du XXIᵉ siècle, diffusent leur messe moderne avec une ferveur digne de la Rome antique. Voilà le Super Bowl.
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Soixante éditions et chaque fois le même prodige : pendant quelques heures, les Etats-Unis fracturés oublient leurs guerres intestines. Ce n’est plus seulement pour le football américain – quoique le jeu conserve ses fidèles – mais pour douze minutes qui consacrent, entre deux mi-temps, une démesure…
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Cet article a été publié en premier sur https://www.nouvelobs.com/culture/20260208.OBS112199/l-histoire-secrete-de-la-mi-temps-musicale-du-super-bowl-les-douze-minutes-de-tous-les-records.html