Théâtre – Il y a des pépites qu’on regretterait d’avoir laissé passer. La Sœur de Shakespeare, une pièce écrite et mise en scène par Juliette Marie, est de celles-là.
Le spectacle, dont le point de départ est une conférence – impossible – de la grande autrice anglaise Virginia Woolf sur la place des femmes dans la création artistique, déploie une inventivité scénique à la mesure inverse de la modestie de ses moyens. C’est à la fois audacieux et rafraîchissant. Le spectacle évite avec brio tous les écueils qui se dressent sur la route d’un thème on ne peut plus actuel sur l’invisibilité des femmes dans l’art, au premier rang duquel le moralisme et le didactisme. Il y a ici suffisamment de distance, d’humour, de faculté à sonder les contradictions pour que le piège militant ne se referme pas sur ce spectacle, d’autant qu’à la justesse de l’écriture et de la mise en scène répondent une direction d’acteur précise et une interprétation brillante, portée par Inès Amoura et Solenn Goix.
L’accès à la totalité de l’article est réservé à nos abonné(e)s
Le génie a-t-il un genre ?
Pas encore abonné(e) ?
Avec notre offre sans engagement,
• Accédez à tous les contenus du site
• Soutenez une rédaction indépendante
• Recevez la newsletter quotidienne
« La Sœur de Shakespeare »,
texte et mise en scène de Juliette Marie, du 4 avril au 31 mai 2026, au Studio Hébertot (Paris), du 4 au 25 juillet 2026, théâtre La Luna (Avignon).
Cet article a été publié dans L’ŒIL
n°793 du 1 mars 2026, avec le titre suivant : Le génie a-t-il un genre ?
Cet article a été publié en premier sur https://www.lejournaldesarts.fr/le-genie-t-il-un-genre-182047