« La Voisine danoise », sur Arte.fr : la Walkyrie de la copropriété

Trine Dyrholm (Ditte) et Halla Vilhjalmsdottir (Astridur) dans la série « La Voisine danoise », créée par Benedikt Erlingsson. Trine Dyrholm (Ditte) et Halla Vilhjalmsdottir (Astridur) dans la série « La Voisine danoise », créée par Benedikt Erlingsson.

Les voisins de la voisine danoise sont islandais. Ditte Jensen (Trine Dyrholm), dynamique quinquagénaire, a emménagé dans leur immeuble, à la périphérie de Reykjavik. Les voisins sont comme tous ceux des grandes villes, ils ne posent guère de questions. Si bien qu’ils ne sauront rien de ce qui a amené Ditte de Copenhague à Reykjavik, de son ancienne profession ou des curieux visiteurs qu’elle reçoit.

Ils ont bien assez à faire avec leurs problèmes – la mère célibataire débordée par un adolescent accro aux écrans, la famille respectable minée par l’alcoolisme de la mère, sans parler du voisin du dessus, alcoolique qui aime à pousser le volume de sa chaîne stéréo. Des problèmes assez envahissants pour que Ditte Jensen s’y intéresse avant de les régler en employant les méthodes acquises au long de sa vie professionnelle – dans le service action du renseignement danois.

Dès les premiers épisodes de La Voisine danoise (que l’on avait découverts lors de l’édition 2025 de Séries Mania), l’asymétrie entre la banalité de la vie quotidienne de cette poignée de citoyens lambda et la radicalité des interventions de la nouvelle arrivante produit un effet comique irrésistible. Celui-ci tient bien sûr à la rigueur avec laquelle les scénaristes (le réalisateur, Benedikt Erlingsson, et Olafur Egilsson) appliquent les figures du burlesque à des situations qui passent de la trivialité au paroxysme en quelques instants.

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