
Donnez un morceau de chocolat à une souris transgénique de type Hcrt-KO, et il y a de fortes chances que ce moment de bien-être la plonge momentanément dans un état de catalepsie – une soudaine perte de tonus musculaire. Ce rongeur, artificiellement privé de la capacité à produire certains neurotransmetteurs – l’hypocrétine et l’orexine –, permet d’étudier un type de narcolepsie qui, chez les humains, engendre des crises de catalepsie, souvent à la suite d’une émotion positive. La narcolepsie peut en effet prendre plusieurs formes, mais se caractérise essentiellement par des troubles du sommeil, notamment une somnolence parfois irrépressible pendant la journée.
L’animal a permis, en parallèle d’un groupe de patients, d’étudier la relation entre la température cutanée et la survenue de ces épisodes de catalepsie très invalidants, qui concernent environ deux pour mille de la population. L’étude, dirigée par Markus Schmidt (hôpital universitaire et université de Berne, Suisse) et publiée dans Science Translational Medicine du 28 janvier, suggère qu’une légère baisse de la température cutanée favorise la survenue des crises de catalepsie.
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