La ruralité selon Willy Berdeil : chasse, campagne et vérité

Né en 1986 dans un village du Minervois, Willy Berdeil grandit dans un environnement où la nature occupe une place centrale. Fils de viticulteur et petit-fils de chasseur, il passe son enfance entre la vigne, la pêche et les activités de plein air. Très vite, il se passionne pour la chasse et passe son permis à 16 ans. Rapidement, le travail des chiens et l’intensité des battues le captivent.

Willy Berdeil

« Entre la chasse, la pêche, les champignons, la vigne, t’as pas besoin d’aller t’inscrire à un club de patinage artistique à la mode »

Willy Berdeil et ses Porcelaines

Il participe à des brevets de chasse de la Centrale Canine, jusqu’à devenir une référence. Il atteint un sommet en remportant la Coupe de France sur sanglier 2026 mi-février. Dans la forêt domaniale de la Braconne, en Charente, ses Porcelaines des Hurleurs du Minervois brillent et s’imposent à la fois par lot et en individuel. Une performance majeure pour une compétition organisée tous les quatre ans. Parallèlement, il développe sa visibilité sur les réseaux via le média Chasse Tricolore. À travers ses contenus, il défend une vision engagée de la chasse, mêlant passion, tradition, convivialité et transmission.

Willy Berdeil avec enfant

Tout l’art de la passion et de la transmission

« Ici, si tu veux t’occuper, il y a toujours quelque chose à faire dehors. Les jeunes aujourd’hui, ils s’ennuient, mais ils ne regardent même pas ce qu’ils ont autour d’eux. » Willy Berdeil

Passion chasse

Le sujet passionne. Dans une vidéo diffusée sur le média Chasse Tricolore, Willy Berdeil partage une nouvelle fois sa passion pour la chasse aux chiens courants avec ses Porcelaines. Mais cette fois, son discours va plus loin. En effet, au-delà de la chasse, il défend une vision affirmée de la vie rurale. Il rappelle que la campagne regorge d’activités concrètes et accessibles. Ainsi, chasse, pêche, champignons, vigne ou travail de la terre rythment le quotidien. Selon lui, ces pratiques suffisent largement à construire une vie riche, loin des loisirs urbains. Par ailleurs, il insiste sur la transmission, le rôle des chiens courants et une culture profondément ancrée dans le territoire. La chasse devient alors un mode de vie, et non un simple loisir.

La campagne, la ruralité et la réalité

Ensuite, Willy Berdeil livre une réflexion plus critique. Il évoque la jeunesse rurale actuelle et pointe une forme de désœuvrement. Pourtant, selon lui, les opportunités existent déjà dans la nature. Mais les jeunes ne les regardent plus. Ainsi, il observe un décalage croissant. D’un côté, une campagne riche, vivante et pleine de sens. De l’autre, une jeunesse attirée par des loisirs importés, déconnectée de la ruralité et connectée aux réseaux. En clair, la ruralité a tous les atouts. Mais c’est le regard des jeunes qui évolue, en opposant tradition et modernité.