
Il aura incarné à lui seul une page de l’histoire de la télévision. La mort de l’acteur américain James Van Der Beek, mercredi 11 février, à Austin (Texas), à l’âge de 48 ans, des suites d’un cancer colorectal, marque la fin d’une époque : celle d’une certaine idée du romantisme adolescent qu’a longtemps incarnée l’interprète du rôle-titre de la série Dawson. Un personnage d’amoureux sensible devenu archétypal, qui a collé à la peau du comédien et dont il n’est jamais parvenu à se défaire.
Six saisons durant, toute une génération d’adolescents occidentaux s’est reconnue dans la puissance des sentiments amoureux que déployait l’intrigue. Diffusé de 1998 à 2003 sur The WB aux Etats-Unis – de 1999 à 2003 sur TF1, en France –, le programme créé par Kevin Williamson a rencontré un succès public comme critique. Sa grande modernité dans la façon d’aborder la difficulté d’être au monde quand on a 20 ans a permis à la série d’accéder au statut d’œuvre culte. Depuis 2021, les droits ont été acquis par la plateforme Netflix, qui permet à une autre génération de la découvrir.
James Van Der Beek, né le 8 mars 1977 à Cheshire (Connecticut), est le fils d’un ancien joueur de baseball et d’une danseuse. Son patronyme, d’origine néerlandaise, signifie « de la crique ». Difficile de ne pas y voir une forme de prédestination pour le premier rôle d’une série prometteuse, « Dawson’s Creek » (« la crique de Dawson »), que l’acteur décroche à la vingtaine, après avoir joué dans des pièces de théâtre et des comédies musicales. Pour beaucoup, sa ville de naissance ressemble à Capeside, l’endroit fictionnel où la série se déroule.
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