
Dodos en igloo à deux mille mètres d’altitude, descentes au clair de lune en luge ou en raquettes, pistes plus éclairées que les Champs-Elysées, les nuits de Gstaad ne se terminent pas toutes sur un dancefloor. Certaines rassemblent même, dans des églises de montagne, les concerts des Sommets musicaux de Gstaad, dont la 26e édition se tient jusqu’au samedi 7 février. Aux manettes depuis une décennie, le violoniste et chef d’orchestre Renaud Capuçon, qui fête, cette année, ses 50 ans en publiant chez Deutsche Grammophon cet Everest que sont les Sonates et Partitas pour violon seul de Bach.
Le musicien français a naturellement ouvert les festivités, vendredi 30 janvier, dans la jolie église de Saanen. Au programme, Mozart. Entre archet et direction à la tête du Chamber Orchestra of Europe, son guarnerius « del Gesù » de 1737 s’est uni au stradivarius de 1702 joué par la jeune et lumineuse Clara-Jumi Kang dans le méconnu et encore très baroque Concertone pour deux violons K. 190.
Avant de faire partie égale avec l’alto élégant de Paul Zientara dans l’incontournable Symphonie concertante K. 364/320. Tempos alertes, ton conquérant, exultation virtuose : en dépit de son indication « Andantino grazioso », le deuxième mouvement, et son dialogue amoureux jusqu’à l’osmose, aurait mérité davantage de sensualité et d’abandon.
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