Gabriel Attal tente, avec sa Nuit de la Nouvelle République, d’amorcer à son tour un « dépassement » politique, dix ans après Emmanuel Macron

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, lors de la « Nuit de la Nouvelle République », au Palais Brongniart, à Paris, le 27 janvier 2026. Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, lors de la « Nuit de la Nouvelle République », au Palais Brongniart, à Paris, le 27 janvier 2026.

Ne vous y trompez pas, ce n’était ni un meeting, ni une réunion publique. Plutôt une « addition de bonnes volontés » pour « briser les codes de la politique ». Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, organisait, mardi 27 janvier, au Palais Brongniart, à Paris, une soirée de débats baptisée La Nuit de la Nouvelle République, du nom de la plateforme de consultations qu’il a lancées à l’automne 2025.

Présenté comme « apartisan », l’événement, qui s’est tenu durant cinq heures, a fait la part belle à des figures dites de la « société civile », allant de l’académicien Alain Finkielkraut à des représentants syndicaux et patronaux comme Marylise Léon (CFDT), Patrick Martin (Medef) et Amir Reza-Tofighi (CPME).

La maxime et le format ne sont pas sans rappeler les débuts du macronisme, au lancement de la campagne d’Emmanuel Macron en 2016. Pourtant, nous sommes bien dix ans plus tard, aux prémices de celle de son ancien protégé. Une vieille recette au service d’un nouvel élan ? Plutôt une « manière pour Gabriel de faire émerger des idées neuves » et « d’élargir ses horizons », selon son entourage, au service du changement de modèle institutionnel, économique et social qu’il défend en vue de la présidentielle de 2027.

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