À Barcelone, Ferrari a fait ce que toute équipe rêve de réussir lors d’un premier grand rendez-vous technique : rouler, encore rouler, et engranger des données. Le chrono signé par Lewis Hamilton a fait les gros titres, mais à Maranello, personne ne s’y trompe. La vraie victoire de cette semaine d’essais se cache bien plus profondément que sur la feuille des temps.
Car avec la révolution réglementaire de 2026, la SF-26 n’est pas une simple évolution. Pour Ferrari, il s’agit d’un véritable changement de paradigme. Et pour ses pilotes, d’un nouveau départ presque total. Frédéric Vasseur le sait : avant de penser performance, il faut d’abord reconstruire les automatismes.
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Chez Ferrari, un apprentissage total avant de viser la performance
À l’issue des essais privés, le directeur de la Scuderia a livré un premier bilan mesuré mais lucide, en insistant sur l’ampleur du travail accompli… et à venir :
« Dans l’ensemble, c’est une séance positive, avec le fait d’avoir eu les deux conditions, le mouillé au début et le sec à la fin. Nous avons couvert des tonnes de tours tout au long de la semaine. C’est bien de mettre 160 tours au compteur chaque jour et c’est important afin de collecter des données et de se préparer pour Bahreïn dans les meilleures conditions. Mais globalement, on est encore à un stade très précoce et le plus important est de pouvoir enchaîner les tours. »
Pour Vasseur, l’enjeu dépasse largement le pilotage pur. Le moteur, le châssis, les systèmes embarqués : tout doit être apprivoisé, et cela pèse directement sur Hamilton comme sur Leclerc :
« Il y a énormément de choses à découvrir pour l’équipe, du côté du moteur comme du châssis, mais aussi pour les pilotes en ce qui concerne la gestion des systèmes. Cela signifie qu’à chaque tour, on est probablement un peu meilleurs, et c’est très exigeant pour les deux pilotes parce qu’ils doivent non pas repartir d’une feuille blanche par rapport au passé, mais presque. C’est clairement une semaine importante pour eux. »
— Scuderia Ferrari HP (@ScuderiaFerrari) January 30, 2026
Ferrari quitte donc Barcelone avec une moisson de données, mais aussi avec une feuille de route très chargée. Le travail en piste est terminé pour l’instant, mais à Maranello, l’activité ne fait que commencer :
« Ce sera très intense de se pencher sur ce que nous avons collecté ces derniers jours, toutes les données et toutes les améliorations que nous devons apporter. Nous avons énormément de sujets ouverts pour Bahreïn, et à Bahreïn, vous avez deux fois trois jours. Comme d’habitude, ce sera très intense parce que c’est juste avant la première course, puis nous nous envolerons pour Melbourne. »
Ferrari a peut-être signé le meilleur temps à Barcelone, mais la Scuderia l’a bien compris : en 2026, on ne gagne pas en regardant le rétro. Il faut d’abord apprendre à lire une nouvelle carte… avant d’espérer tracer la route vers la victoire.
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Pour résumer
Ferrari ressort de Barcelone avec un bilan encourageant et un maximum de données. Si Lewis Hamilton a signé le meilleur temps, Frédéric Vasseur rappelle que la priorité reste l’apprentissage, les pilotes devant presque tout réapprendre avant Bahreïn.
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