Deux jours seulement. Quelques centaines de kilomètres. Et déjà un sentiment qui se dégage clairement dans le paddock : la F1 version 2026 ne ressemble à rien de ce que les pilotes ont connu jusqu’ici. À Barcelone, derrière les portes closes d’essais officiellement qualifiés de « shakedown », les premières vérités ont commencé à émerger.
Sept équipes ont pris la piste lundi, deux autres aujourd’hui. Si la plupart avaient déjà effectué des journées de tournage, ce rendez-vous catalan constituait la première vraie occasion de comparer les monoplaces conçues selon le nouveau règlement F1. Et le contraste avec la génération précédente est immédiat.
Valtteri Bottas, de retour sur la grille avec Cadillac, n’a pas mis longtemps à ressentir la rupture. « Il y a clairement une grosse différence par rapport à avant. Les voitures se comportent différemment, on a un peu moins d’appui, surtout dans les virages rapides. »
Mais le changement ne s’arrête pas là : « Avec le groupe propulseur, il y a énormément plus de couple en sortie de virage, mais ensuite il faut gérer la batterie. »
Un équilibre nouveau, loin des F1 à effet de sol ultra dépendantes de l’aérodynamique, souvent critiquées pour leur brutalité et leur imprévisibilité. Un défaut que certains estiment déjà corrigé.
Isack Hadjar, nouveau pilote Red Bull, parle d’un comportement plus sain. « Il y a clairement beaucoup moins d’appui de manière générale. Mais c’est un peu plus prévisible que la génération précédente. Les voitures sont plus simples, c’est plus facile de jouer avec. Du côté du moteur, il y a aussi beaucoup plus d’options pour le pilote. J’ai déjà commencé à travailler dessus, et c’était très intéressant. »
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Chez Mercedes, George Russell et Andrea Kimi Antonelli se sont partagé le volant lors de cette première journée. Et pour Russell, un élément a frappé immédiatement : la vitesse pure.
« La quantité de puissance qu’elles délivrent est assez impressionnante. Pour toutes les voitures que j’ai vues, avec tous les groupes propulseurs différents, c’est probablement la fois où j’ai vu une F1 passer le plus vite ici à Barcelone. C’était vraiment excitant à voir. On sent vraiment que la voiture est plus petite. On ressent la réduction de poids par rapport aux années précédentes. De ce point de vue-là aussi, je pense que c’est une évolution positive. »
Antonelli, lui, a découvert la F1 2026 dans des conditions piégeuses, sur une piste humide puis séchante. Son verdict reste prudent, mais encourageant. « Très agréable à piloter, l’équipe a fait un excellent travail sur la maniabilité, qui était une grande inconnue. »
Avant de conclure : « Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions (…) mais pour l’instant, le comportement de la voiture est prometteur. »
Deux jours de roulage ne font pas une saison. Mais à Barcelone, la F1 2026 a déjà réussi quelque chose d’essentiel : surprendre positivement ceux qui la pilotent. Et en Formule 1, quand les pilotes sourient dès les premiers tours de roue, c’est souvent que la machine va dans le bon sens.
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Après deux jours de tests à Barcelone, les pilotes dressent un premier bilan positif des F1 2026 : moins d’appui mais plus de puissance, des voitures plus légères et surtout plus prévisibles. Un verdict précoce mais encourageant pour la nouvelle ère de la F1.
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