Chien en liberté : ce qui devient interdit dès le 15 avril (et les sanctions à connaître)

Chaque printemps, la règle revient… et reste pourtant méconnue. Dès le 15 avril, les propriétaires de chiens doivent impérativement adapter leurs habitudes en forêt. Une obligation encadrée par la loi, avec un objectif clair : protéger la faune sauvage en pleine période de reproduction.

Une date qui commence dés à présent à faire bouger les réseaux sociaux. Les « amoureux des animaux » s’insurgent, s’offusquent, crient au scandale …. On peut lire de nombreux messages. «  ben moi ils peuvent courir mon chien ne sera pas en laisse je suis en montagne en pleine foret chez moi. Non mais n’importe quoi… ». Ou alors : «  Sinon, on les éduque et on ne se cache pas derrière des lois de demeurés. La base c’est d’avoir son chien qui reste dans le champ de vision et qui a le rappel en toutes circonstances. Le reste c’est démago ».

Et pourtant  Dès le 15 avril, une réglementation stricte s’applique aux propriétaires de chiens lors de leurs promenades en nature. Dans les bois et forêts, il devient interdit de laisser son animal en liberté en dehors des allées. Une mesure souvent ignorée, mais pourtant essentielle à la protection de la biodiversité.

Une règle ancienne… mais toujours d’actualité

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette obligation ne date pas d’hier. Elle repose sur un arrêté remontant à 1955 ( retrouvez l’arrêté au Journal Officiel à ce lien ) , toujours en vigueur aujourd’hui. Entre le 15 avril et le 30 juin, période cruciale pour la reproduction de nombreuses espèces, les chiens doivent impérativement être tenus en laisse dès lors qu’ils quittent les chemins forestiers.

L’objectif est clair : éviter que les animaux sauvages, particulièrement vulnérables au printemps, ne soient dérangés, stressés ou même attaqués. Cette réglementation vise avant tout à préserver l’équilibre des écosystèmes. Au printemps, les oiseaux nichent au sol, les mammifères mettent bas, et la moindre perturbation peut compromettre la survie des jeunes.

des chiens attaquent un chevreuil, voilà pourquoi les tenir en laisse à partir du 15 avril

Un chien, même joueur ou obéissant, peut involontairement causer des dégâts importants simplement par sa présence.

Divagation : ce que dit vraiment la loi

En dehors de cette période, la liberté est relative. Oui, mais sous conditions. Un chien peut être détaché à condition de rester sous contrôle strict de son maître. Un chien reste considéré en état de divagation s’il n’est plus sous le contrôle de son maître, notamment au-delà de 100 mètres ou hors de portée de rappel. Autrement dit, même sans laisse, le contrôle doit être permanent. Dans le cas contraire, la responsabilité du propriétaire peut être engagée, notamment en cas de dégâts ou d’atteinte à la faune.

Des sanctions possibles

Laisser son chien errer librement peut coûter cher. Si l’animal est surpris en train de poursuivre du gibier, cela peut être assimilé à un acte de chasse illégal, passible d’une contravention pouvant atteindre 1 500 euros. Par ailleurs, des règles locales peuvent renforcer ces obligations. Certaines communes imposent la laisse toute l’année dans certains espaces, voire interdisent totalement l’accès aux chiens dans des zones spécifiques.

Plus : notre article plus complet sur cette obligation

Tenir son chien en laisse : une obligation à partir du 15 avril