Au procès en appel des assistants parlementaires du FN, Wallerand de Saint-Just se pose en « petit télégraphiste »

Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du FN, devant la cour d’appel de Paris, le 28 janvier 2026. Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du FN, devant la cour d’appel de Paris, le 28 janvier 2026.

La présidente de la cour s’obstine à l’appeler « Monsieur Saint-Jus ». Wallerand de Saint-Just ne relève pas, il n’est pas très révolutionnaire et il a pour l’heure d’autres soucis. L’ancien trésorier du Front national (FN) a été condamné le 31 mars 2025 pour complicité de détournements de fonds publics à trois ans de prison, dont un ferme, 50 000 euros et trois d’inéligibilité avec exécution provisoire, l’un des plus lourdes peines – il a déjà été démis d’office de son mandat de conseiller régional d’Ile-de-France. Au procès en appel des assistants parlementaires du FN, il a, mercredi 28 janvier, fait le dos rond et n’a à peu près rien reconnu de l’accusation.

La présidente, Michèle Agi, a mis du temps à mettre en difficulté l’ancien avocat de 75 ans, disert, alerte, qui connaît de son ancien métier toutes les ficelles. Trésorier depuis 2009, il assure n’avoir pas grand-chose à voir avec le jeu de chaises musicales des assistants européens, pour éponger les dotations financières du Parlement européen.

« Il y avait des députés européens FN depuis 1984, je ne m’en suis jamais occupé, a insisté le prévenu. Je ne m’en suis occupé, pour ne pas payer deux fois les charges sociales, que lorsque des salariés du parti devenaient assistants parlementaires, ou des assistants membre du FN, ce qui n’est pas très fréquent. » Il en compte sept en 2014, dont deux seulement sont poursuivis. Notamment Thierry Légier, le garde du corps des Le Pen, payé 5 000 euros comme assistant, puis tout autant pour un mi-temps. « Les officiers de sécurité sont toujours bien payés », note sentencieusement le trésorier.

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