Au procès en appel des assistants parlementaires du FN : « Je voyais les choses, mais je n’en pense rien »

Catherine Griset, collaboratrice de Marine Le Pen, devant la cour d’appel de Paris, mardi 27 janvier 2026. Catherine Griset, collaboratrice de Marine Le Pen, devant la cour d’appel de Paris, mardi 27 janvier 2026.

Catherine Griset et Marine Le Pen sont de vieilles amies. « J’avais 20 ans, elle en avait 25, c’était une jeune avocate, je suis devenue son assistante juridique », a souri Mme Griset mardi 27 janvier, au neuvième jour du procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national (FN). Depuis, elles ne se sont presque plus quittées. Catherine est devenue son assistante personnelle au parti, puis son assistante parlementaire à Strasbourg, et enfin, sur le papier au moins, son assistante parlementaire accréditée à Bruxelles, où elle était censée pointer tous les jours… alors qu’elle habitait à Garches, dans les Hauts-de-Seine, avec sa fille.

Catherine Griset a été condamnée le 31 mars 2025 à un an de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour ce séjour fantôme au Parlement, du 2 décembre 2010 au 14 février 2016. Elle avait déclaré lors de l’instruction qu’elle vivait à plein temps à Bruxelles, « j’étais peut-être un peu stressée », convient péniblement l’assistante. Alors que pour elle, être ici ou ailleurs ne change pas grand-chose, même quand Marine Le Pen devient, en 2011, présidente du parti.

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