
Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, s’est rendu, jeudi 29 janvier, au Mozambique pour la cinquième fois. Un énième déplacement mais loin d’être anodin : au côté du président mozambicain Daniel Chapo, il s’agissait d’annoncer le redémarrage officiel de son méga-chantier dédié à la production de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le nord du pays, interrompu en 2021 à la suite d’une attaque djihadiste meurtrière. Un projet manifestement « too big to fail » (trop gros pour échouer). Les multiples controverses qui l’éclaboussent depuis des années et l’abandon en cours de route de certains partenaires n’ont pas dissuadé la major française de le remettre sur les rails.
« Vous verrez une augmentation énorme de l’activité dans les prochains mois, a indiqué M. Pouyanné, lors d’une cérémonie organisée jeudi à proximité du site, à Afungi, dans la province du Cabo Delgado. Un premier navire est déjà mobilisé pour commencer l’installation de l’infrastructure offshore. »
Le groupe pétro-gazier joue gros. TotalEnergies est l’opérateur et le premier actionnaire (à hauteur de 26,5 %, aux côtés d’investisseurs asiatiques et mozambicains) de ce projet à 20 milliards de dollars, l’un des plus grands investissements privés jamais réalisés en Afrique. Mozambique LNG prévoit d’exploiter les gigantesques ressources gazières découvertes il y a une quinzaine d’années au large des côtes mozambicaines. Deux unités de liquéfaction doivent être construites pour transformer le gaz naturel en GNL.
Il vous reste 74.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Cet article a été publié en premier sur https://www.lemonde.fr/energies/article/2026/01/29/au-mozambique-totalenergies-relance-son-projet-gazier-controverse-trop-gros-pour-etre-abandonne_6664653_1653054.html