Anthony Hopkins en 2023. CHARLIE GRAY/TRUNK ARCHIVE
Pour aller plus loin
« Tête d’éléphant » : c’est ainsi que le surnommaient ses camarades d’école. « Le fait est que ma tête était singulièrement volumineuse, plantée de manière incongrue sur un corps chétif. » Sans parler de ses mains, qu’un professeur compara à des pelleteuses. C’est à West Mon, sinistre pensionnat où ses résultats catastrophiques semblaient devoir le condamner à travailler dans la pâtisserie familiale pour le restant de ses jours, que le jeune Anthony a cependant le choc de sa vie : une projection de « Hamlet » avec Laurence Olivier. Une « expérience surnaturelle ». Une « déflagration ». De fait, le théâtre va sauver sa vie. Il entre à l’école de théâtre à Cardiff. A l’annonce de sa sélection, son père ironise : « Prochaine étape : Hollywood ! » Anthony, quant à lui, acquiert la réputation de ne rien faire comme tout le monde. Lors d’une audition, il choisit d’interpréter une scène de Maeterlinck, le poète symboliste, et pas une tirade du grand Shakespeare. « Le directeur [du Library Theater de Manchester] a souri. « Oh, symboliste. Vous m’en direz tant. Bon, OK. Quand vous voulez. »
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Hopkins a gravi tous les échelons dans la catégorie des acteurs intraitables. Une vraie tête de mule doublée d’un alcoolique notoire (on n’est pas gallois par hasard), qui mettra du temps à se débarrasser de cette addiction. Passé par la Royal Academy of Dramatic Art, Anthony Hopkins joua Othello so…
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