
La 36e édition de Présences, « festival de création musicale », qui se déroule à Paris jusqu’au 8 février, s’est ouverte – une fois n’est pas coutume – en deux temps et en deux lieux bien distincts. A l’Institut de recherche et de coordination acoustique/musique (Ircam), samedi 31 janvier, sous la forme d’un prélude très dense ; et, mardi 3 février, à la Maison de la radio et de la musique, par un titanesque lever de rideau. Au total, dix œuvres ont été données, dont six en création mondiale et une en création française. Suffisant pour tirer un premier bilan et, surtout, pointer un défi majeur de la programmation.
A l’Ircam, nec plus ultra de l’informatique musicale, les deux nouveautés comportaient une dimension électronique. Sofia Avramidou (née en 1988) la conçoit dans un prolongement évolutif de la contrebasse de Nicolas Crosse, qu’elle dose par le biais d’une console avant de prendre un micro et d’interpréter, avec une émotion communicative, la chanson populaire qui a fourni le matériau de son œuvre, Dimorphos Delta/Folk Song VII. La compositrice donne alors l’impression d’émerger comme une sirène de l’océan électronique engendré par la contrebasse.
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