Des Grammy Awards américains ouverts sur le monde

Tyla, lors de la cérémonie des Grammy Awards, à Los Angeles, le 1ᵉʳ février 2026. Tyla, lors de la cérémonie des Grammy Awards, à Los Angeles, le 1ᵉʳ février 2026.

N’en déplaise à Donald Trump, la cérémonie des Grammy Awards a représenté cette année plus que jamais l’Amérique dans sa plus grande diversité et démontrait son ouverture au monde. En ce qui concerne la musique, les Etats-Unis sont bien moins protectionnistes que ses dirigeants. Ainsi, cette 78e édition remettait, dimanche 1er février, 95 trophées, dont notamment celui de la meilleure performance de musique africaine.

Parmi les nommés, les rois de l’afro-beat nigérians Burna Boy, Davido et Wizkid, l’Ougandais Eddy Kenzo et la Béninoise Ayra Starr. C’est la Sud-Africaine Tyla, avec son titre Push 2 Start, qui l’a remporté en intégrant, cependant, les codes esthétiques du rap féminin américain. La culture pop américaine a gagné le cœur des jeunes Africains et, aujourd’hui, ce sont leurs rythmes afros modernisés qui infusent les playlists de leurs contemporains outre-Atlantique.

Le manifeste musical de Bad Bunny

Le grand gagnant de cette cérémonie est sans conteste Bad Bunny, lauréat du meilleur album de l’année, mais surtout son reggaeton qui, malgré son succès mondial, a longtemps été considéré comme une musique de niche. Pour se distinguer de ses compatriotes portoricains Daddy Yankee ou Don Omar, Bad Bunny avait mêlé sur ses premiers disques ses raps en espagnol à la trap d’Atlanta, sous-genre du rap américain devenu dominant dans les années 2010.

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