
Dans le froid particulièrement mordant de ce mois de janvier lorrain, deux ouvriers s’affairent sur le chantier de la future grande mosquée de Metz. L’un est en bas, près de la machine servant à hisser les briques, tandis que l’autre les réceptionne et les installe, une par une, au-dessus du haut mur qu’il s’échine à élever de quelques mètres supplémentaires. Les deux hommes travaillent à l’enceinte qui va abriter, sous un dôme, une énorme salle de prière capable de recevoir près de 2 500 personnes.
A droite du demi-cercle encore en construction, on peut déjà distinguer les colonnes formant un péristyle, vouées à entourer un jardin dans le style des riads marocains. « Nous avons l’espoir de terminer la partie religieuse et culturelle d’ici 2027 », explique Omar Sidi, vice président de l’association de la grande mosquée, en faisant visiter le chantier. Une mosquée, un musée, des salles de cours devraient voir le jour. Un restaurant et une salle de sport sont aussi prévus pour, à terme, financer le fonctionnement du lieu.
Aujourd’hui, l’association le répète, chaque centime compte. Quinze millions d’euros sont d’ailleurs nécessaires pour la construction du centre. Pour se lancer, le groupe, qui a fait poser la première pierre en 2020, a levé des fonds auprès des fidèles musulmans et a reçu un don de 1 million d’euros issus de la fortune personnelle du roi du Maroc. En juillet 2024, la municipalité a aussi décidé de verser sa dîme, sous la forme d’un financement public de 490 000 euros.
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