Contrôlé avec une plaque truquée, il tente de se défendre avec une excuse improbable… le tribunal n’a pas été dupe !

Le 12 octobre 2023, dans le calme du Pays de Bray, un contrôle routier classique près de Neufchâtel-en-Bray a rapidement pris des allures de scène de comédie judiciaire. Les gendarmes, intervenant de routine, ont demandé à un commercial de 62 ans de présenter ses papiers. Le problème est survenu très vite : le conducteur n’était pas en mesure de produire le certificat d’immatriculation de son 4×4.

Une vérification numérique de la plaque a révélé l’évidence : le numéro d’immatriculation apposé sur le véhicule ne correspondait à aucun lien avec le propriétaire contrôlé. Surprise, indignation et… excuses peu crédibles ont alors suivi, laissant les militaires perplexes face à ce qu’ils percevaient comme une tentative d’esquive maladroite.

Une excuse qui prête à sourire… mais peine à convaincre

L’homme a immédiatement tenté de se défendre avec une histoire pour le moins rocambolesque. Selon lui, son 4×4 venait d’un garage amiénois où il avait fait remplacer le turbo pour près de 3 000 euros. Il a avancé que le changement de plaque aurait pu être une erreur lors de l’intervention, une « méprise » qui l’aurait fait devenir malgré lui propriétaire d’une plaque fantôme.

Cette version, pourtant pittoresque, s’est vite heurtée aux faits. Les gendarmes ont relevé l’absence de tout marquage du garage sur la plaque, ainsi qu’aucune mention de pose de nouvelle plaque sur la facture. L’argument selon lequel un geste commercial aurait pu conduire à l’installation involontaire d’une plaque ne tenait pas face à la rigueur du contrôle judiciaire.

Le tribunal expose les incohérences

À l’audience au Tribunal correctionnel de Dieppe, les incohérences se sont accumulées. Le président a rappelé qu’une pose de plaque par un professionnel est toujours documentée, ce qui n’était pas le cas ici. Pis encore, trois jours avant le contrôle, le véhicule avait été flashé pour excès de vitesse… avec ses plaques originales, laissant entendre que le changement était intentionnel et récent.

La défense, tentant de sauver la thèse d’une erreur involontaire, n’a pas réussi à convaincre. Face à cette succession d’incohérences et aux preuves accumulées, le parquet a requis 120 jours-amende à 8 euros, peine à laquelle le tribunal a finalement souscrit, rejetant toute demande de relaxe. Une histoire qui prouve que, parfois, la créativité au volant n’est pas récompensée devant la justice.

Pour résumer

Contrôlé avec une fausse plaque, un automobiliste de 62 ans tente une excuse improbable, mais le tribunal de Dieppe ne tombe pas dans le piège et le condamne à 120 jours-amende.

Jules Sessiwede

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