Fin de vie : au Sénat, le texte sur l’aide à mourir proposé au vote, largement vidé de sa substance, est rejeté

Lydie Imhoff, accompagnée de son amie Marie-Josée Rousseaux, quitte Besançon, en France, pour la Belgique, le 31 janvier 2024 au matin, afin de bénéficier d’une euthanasie. Lydie Imhoff, accompagnée de son amie Marie-Josée Rousseaux, quitte Besançon, en France, pour la Belgique, le 31 janvier 2024 au matin, afin de bénéficier d’une euthanasie.

Enterrée après avoir été désossée. Le Sénat a rejeté, mercredi 28 janvier, sa propre version, largement vidée de sa substance, de la proposition de loi ouvrant une aide à mourir adoptée par l’Assemblée nationale le 27 mai 2025 en première lecture. Près de 181 sénateurs ont voté contre, 122 pour et 38 se sont abstenus. Par ce rejet, les sénateurs perdent toute possibilité, à ce stade, d’infléchir le contenu du texte adopté par les députés. En l’absence de texte sénatorial, le Palais-Bourbon va reprendre en deuxième lecture, le 16 février, l’examen de la proposition telle qu’issue de ses travaux au printemps 2025.

Les sénateurs ont, en revanche, adopté, mercredi, la proposition de loi visant à garantir l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs par 307 voix pour et 17 contre, avec une unanimité égale à celle des députés, le 27 mai 2025. Imprimer la marque du Sénat sur la réforme sociétale portée par Emmanuel Macron, qui vise à autoriser certains malades à accéder à un produit létal, était l’ambition de son président, Gérard Larcher, et de la majorité de droite et du centre. Mais le Palais du Luxembourg s’est mis lui-même hors d’état d’atteindre son objectif, à travers deux séquences.

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