L’Union européenne prête à placer les gardiens de la révolution iraniens sur sa liste des organisations terroristes

Des membres du corps des gardiens de la révolution, lors d’un exercice militaire dans la région d’Aras (Iran), en octobre 2022. Des membres du corps des gardiens de la révolution, lors d’un exercice militaire dans la région d’Aras (Iran), en octobre 2022.

Jusqu’au bout, la France a tergiversé. Mais mercredi 28 janvier au soir, l’Elysée a fini par trancher. Paris a décidé de soutenir « l’inscription du corps des gardiens de la révolution islamique » de l’Iran, les pasdarans, « sur la liste européenne des organisations terroristes », a annoncé la présidence de la République.

Jeudi 29 janvier, lors du conseil des affaires étrangères à Bruxelles, la France va donc défendre cette option poussée de longue date par l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Suède. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, devait encore s’assurer, jeudi, que les Vingt-Sept soutiennent bien la mesure, avant de l’instruire et l’édicter. Mercredi soir, seule la Roumanie n’avait pas encore communiqué sa position.

« L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse, a indiqué, mercredi soir, Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, sur le réseau social X. Son courage inouï face à la violence qui s’est abattue aveuglément sur lui ne peut rester vain. Avec nos partenaires européens, nous prendrons demain à Bruxelles des sanctions contre les responsables de ces exactions. »

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