En Jamaïque, la multiplication des bavures policières assombrit le recul « historique » de la criminalité

Le premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, accompagné de son épouse, la députée Juliet Holness, lors des élections générales, à Kingston, le 3 septembre 2025. Le premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, accompagné de son épouse, la députée Juliet Holness, lors des élections générales, à Kingston, le 3 septembre 2025.

« Sans précédent », « du jamais-vu », « historique »… En Jamaïque, le gouvernement ne lésine pas sur les superlatifs pour vanter son bilan en matière de lutte contre l’insécurité. Chiffres à l’appui, les autorités sont formelles : dans ce pays des Caraïbes, la criminalité est en net recul. Après trois années consécutives de diminution du nombre d’homicides, dont une chute inédite de 42 % au cours des douze derniers mois, le chiffre annuel est tombé à 673 en 2025, contre plus de 1 500 en 2022.

« Cela nous place sous la barre des 700 pour la première fois en trente et un ans », a souligné, le 7 janvier, le premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, lors d’une allocution à Portmore, dans la banlieue de Kingston. La société jamaïcaine « est en train de devenir plus sûre et plus paisible », s’est félicité le dirigeant travailliste, réélu en septembre 2025 pour un troisième mandat consécutif. Le ministre de l’intérieur, Horace Chang, avait salué, devant le Parlement, une évolution « sans précédent » dans ce pays caribéen de 2,8 millions d’habitants. Le taux d’homicides y a longtemps oscillé entre 40 et 50 pour 100 000 habitants par an, en faisant l’un des pays les plus dangereux au monde.

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