Emmanuel Macron : les secrets d’une dissolution kamikaze

Récit 
Emmanuel Macron a stupéfié sa propre majorité en annonçant dimanche, dans la foulée des résultats des élections européennes, sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale. Un coup politique loin de faire l’unanimité dans ses troupes, qui y voient un geste suicidaire, qui pourrait faire entrer l’extrême droite à Matignon.

Pour aller plus loin


C’est le cauchemar des macronistes. Jordan Bardella monte quatre à quatre les marches de l’hôtel de Matignon. Gabriel Attal l’attend, le visage fermé, devant une nuée de caméras et de photographes, qui déjà ne l’appellent plus « Monsieur le Premier ministre ». La passation de pouvoir entre les deux hommes est expéditive : douze minutes, comme du temps d’un autre passage de relais, en 1997, entre Alain Juppé et Lionel Jospin. Mi-juillet 2024, la France a pour la première fois sous la Ve République un gouvernement d’extrême droite.

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Jamais ce scénario noir, encore fictionnel, n’a paru si probable, depuis l’annonce d’Emmanuel Macron, à 20h58 dimanche 9 juin au soir des élections européennes, d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Une réaction au score famélique de la liste du camp présidentiel conduite par Valérie Hayer (14…

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