Michaël Fœssel : « Marine Le Pen est le nom de passions sociales qu’elle ne maîtrisera pas forcément »

Raccompagnée par Emmanuel Macron, Marine Le Pen quitte l’Elysée à l’issue d’un entretien le 21 juin 2022, deux jours après le second tour des élections législatives.

Raccompagnée par Emmanuel Macron, Marine Le Pen quitte l’Elysée à l’issue d’un entretien le 21 juin 2022, deux jours après le second tour des élections législatives. LUDOVIC MARIN/AFP

Pour aller plus loin


En 2019, le philosophe Michaël Fœssel signait « Récidive. 1938 » (PUF), dans lequel il montrait comment, revenue au pouvoir après la rupture du Front populaire par le Parti radical, la droite française avait commencé à prendre une série de mesures que l’on attribue en général au régime de Vichy : enfermement des étrangers dans des camps, pleins pouvoirs à Daladier, licenciements politiques des fonctionnaires et diverses mesures de régression sociale… Sans oublier les appels des élites à des « mesures autoritaires » et à l’interdiction du PCF ! Au nom de la « défense de la démocratie », on abdiquait les principes démocratiques.

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Cinq ans après l’ouvrage, cette lecture de l’année 1938 résonne étrangement avec la séquence que nous traversons. Nous avons demandé à Michaël Fœssel comment son essai visionnaire peut, aujourd’hui, nous aider à penser une crise politique qui pourrait trouver son ultime résolution dans une victoire …

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