Aujeszky : où en est-on ? comment protéger ses chiens ? que fait la FNC ? on vous dit tout ( 2° partie)

Face à la recrudescence de cas de mortalité de chiens liés à la maladie d’Aujeszky, observés dans plusieurs régions françaises, et devant l’inquiétude légitime des chasseurs, la Fédération nationale des chasseurs s’est mobilisée tout au long de l’année 2025. Un partenariat structurant avec l’Ordre national des vétérinaires est en cours de mise en place. Une carte des zones à risque est aussi en prévision.

La FNC a engagé et multiplié, par l’intermédiaire de son service sanitaire, les échanges avec l’ensemble des acteurs concernés. Notamment les laboratoires pharmaceutiques vétérinaires, l’Ordre national des vétérinaires. Mais aussi l’Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie (AFVAC). Ainsi que la plateforme d’Épidémiosurveillance en santé animale (ESA). Cette mobilisation avait pour objectif d’identifier et de structurer les leviers d’action permettant de lutter contre cette maladie virale, systématiquement mortelle pour les chiens, et présentant également un enjeu sanitaire majeur pour la filière porcine.

Un partenariat structurant avec le monde vétérinaire pour avancer sur Aujeszky chez les chiens

La FNC a initié un travail approfondi avec l’Ordre national des vétérinaires et l’AFVAC. Visant à faciliter l’accès à la vaccination malgré les contraintes. A améliorer le recensement des cas de mortalité canine liés à la maladie d’Aujeszky.  Et à mieux caractériser les conditions de contamination.

Dans ce cadre, un partenariat structurant avec l’Ordre national des vétérinaires est en cours de mise en place. Celui-ci devrait permettre, à terme, via le Réseau d’Épidémiosurveillance pour les animaux de compagnie (RESPAC), d’améliorer la détection, favoriser la déclaration systématique des cas par les vétérinaires praticiens et faciliter la prise en charge des analyses.

Sur le plan de la prévention, la FNC a œuvré au maintien de la possibilité d’utiliser le vaccin AUSKIPRA BK. Grâce à une Autorisation temporaire d’utilisation (ATU), ce vaccin porcin, bien qu’imparfait, est, à ce jour, le seul outil vaccinal disponible. En parallèle, la Fédération a contribué au recensement des besoins à l’échelle nationale et européenne, afin de sensibiliser les laboratoires pharmaceutiques à l’existence d’un marché potentiel et à la nécessité de développer, à terme, une solution vaccinale spécifiquement adaptée aux chiens.

analyse vétérinaire du chien d'Aujeszky

Renforcer les connaissances

Par ailleurs, la FNC a contribué au renforcement des connaissances épidémiologiques en participant à la centralisation des données issues des études sérologiques menées sur les sangliers sauvages dans les différents départements, grâce notamment aux prélèvements effectués dans le cadre de la sérothèque nationale, ainsi qu’aux données de mortalité des chiens de chasse. Ces travaux, conduits dans le cadre du Groupe de suivi Aujeszky de la Plateforme ESA, visent à établir une cartographie précise de la répartition des cas sur le territoire national et mieux identifier les zones de circulation virale.

Enfin, une action spécifique de communication et de prévention a été engagée à destination des chasseurs, avec la réalisation d’un flyer d’information visant à rappeler les risques de contamination, les bonnes pratiques à adopter pour les limiter et les modalités de mise en place de la vaccination.

L’objectif de toutes ces actions reste la protection des chiens de chasse, auxiliaires indispensables à la pratique cynégétique, dans l’intérêt de tous.

<p>chiens de chasse et aujeszky</p>

Aujeszky : vers une carte des zones de circulation du virus

La FNC anime, depuis 2021, le groupe (*) de suivi Aujeszky de la Plateforme nationale d’épidémiosurveillance en santé animale (PTF ESA) avec la coopération agricole. En 2025, les travaux de ce groupe ont pu aboutir à la finalisation de plusieurs bilans, à un accompagnement par la FNC des FDC qui lancent des études et une méthodologie pour améliorer la remontée d’informations associées aux cas chez les chiens, en recueillant les bons éléments lors de la visite chez le vétérinaire.

Ces différents travaux devraient aboutir, en 2026, à une carte des zones de circulation probable du virus chez les sangliers sauvages.

Cela devrait aussi permettre d’identifier les actions de surveillance. Voire d’éventuelles autres études qu’il resterait à mener. Et ce pour enrichir la surveillance de cette maladie. Tout cela doit être réfléchi dans un objectif de réduction du risque de contamination des élevages de porcs de plein air et des chiens de chasse au sanglier.

*Les membres du groupe :

  • l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES),
  • la Direction générale de l’alimentation (DGAL),
  • l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE),
  • le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD)
  • l’Office français de la biodiversité (OFB),
  • l’ADILVA (Association des cadres de laboratoires d’analyses vétérinaires),
  • Syndicat national des groupements techniques vétérinaires,
  • Groupement de défense sanitaire France,
  • l’Association française des vétérinaires d’animaux de compagnie (AFVAC),
  • la Fédération française des professionnels du sanglier (FFPS)

Plus :

L’article de la FNC pour l’étude portant sur la vaccination des chiens de chasse dans le département de l’Aube est à ce lien

Retrouvez la 1ere partie de notre article paru hier à ce lien 

La communication pour protéger les chiens de chasse :

chien et maladie d'Aujeszky communication FNC

chien et maladie d'Aujeszky communication FNC

chien et maladie d'Aujeszky communication FNC