Des lapins capturés pour repeupler d’autres territoires

Dans certaines territoires ou départements le lapin se fait plus rare que des trèfles à 4 feuilles. Dans d’autres ils pullulent au point de causer des dégâts très importants. Alors plusieurs Fédérations de Chasseurs prennent les choses en mains. Les capturant dans un secteur pour les relâcher dans un autre.

Dans le Nord «  après la chasse aux œufs … place à la pêche aux lapins »

En ce printemps 2026, les agents de la Fédération des chasseurs du Nord interviennent, avec l’aide de chasseurs locaux, pour capturer des lapins de garenne là où l’espèce est très abondante et peut poser problème.

« Ces opérations ont souvent lieu dans des zones où la chasse est impossible ou très difficile : routes, infrastructures de transport, zones industrielles… À l’aide de filets ou de bourses, et assistées de furets, les équipes de la Fédération réalisent ces captures à la demande afin de limiter les nuisances pour les riverains et les agriculteurs. Les lapins capturés sont ensuite relâchés sur des territoires aménagés. Et ce dans des communes où l’espèce n’est pas classée ESOD (espèce susceptible d’occasionner des dégâts). En France, certaines espèces comme le lapin de garenne peuvent être classées ESOD localement par arrêté préfectoral lorsqu’elles provoquent des dégâts agricoles ou sur les infrastructures.

Car tout l’enjeu est là : le lapin peut être très rare dans certains secteurs… Et proliférer ailleurs, causant parfois des dégâts importants aux cultures.

Dans le Nord, en 2026, seulement 56 communes permettent de relâcher des lapins. Là où un consensus existe entre habitants, chasseurs et agriculteurs, il est possible de faire évoluer le statut local du lapin de ESOD vers gibier. En accord avec les représentants départementaux du monde agricole, la Fédération accompagne les communes qui souhaitent s’engager dans cette démarche.

Source : FDC 59

voir la vidéo de cette opération à ce lien 

reprise lapin repeuplement nord

Dans l’Hérault, les lapins partent repeupler plusieurs départements limitrophes

Dans l’Hérault et plus particulièrement autour de Montpellier le lapin est en surpopulation. Causant d’énormes dégâts. Au point que le président de la chambre d’agriculture demande l’intervention de l’armée ( voir notre article   ). Les chasseurs préfèrent eux d’autres solutions moins extrêmes. Régulièrement ils capturent des lapins pour les envoyer dans d’autres départements.

La fédération de l’Hérault l’explique : « Comme vous le savez, le lapin cause de nombreux problèmes sur l’Est de Montpellier. Nous avons d’ailleurs demandé à la Chambre d’agriculture 34 de nous fournir des contacts afin de mettre directement en relation des agriculteurs et des chasseurs équipés de furets.

Le biterois n’est pas en reste et la « résistance » s’organise. Vous pourrez découvrir dans cette vidéo un bel exemple de solidarité entre la société de chasse de Vendres et les chasseurs de l’Aude.

D’autres échanges se font aussi avec le département de l’Ardèche

En Haute Garonne aussi on capture le lapin dans les zones urbaine pour les relâcher dans une zones plus favorables

La FDC31 transforme une nuisance urbaine en opportunité de repeuplement rural.

« Aujourd’hui, le lapin de garenne est davantage présent en milieu urbain et péri-urbain qu’en zone rurale, où ses habitats favorables se sont raréfiés. Cette situation peut entraîner localement des nuisances et des problèmes de sécurité.

Pour y répondre, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne organise, avec les autorisations nécessaires, la capture de lapins en zones sensibles afin de les relâcher dans des territoires ruraux rassemblés en Groupement d’Intérêt Cynégétique (GIC) lapin, où des aménagements sont réalisés pour favoriser leur installation durable.

Une centaine d’individus ont ainsi été relâchés sur les GIC de Sepx, Ôo et Camedon, en 2025.

Dans cette vidéo, retrouvez Arnaud Gaujard, coordinateur du service Suivi Faune Sauvage de la Fédération, pour en savoir plus ».