En Arabie saoudite, à Al-Ula, une nouvelle école de danse cherche à attirer de jeunes élèves

Le spectacle « Vertigo », de Rachid Ouramdane, lors du Festival des arts d’Al-Ula, à la Villa Hegra (Arabie saoudite), en janvier 2026. Le spectacle « Vertigo », de Rachid Ouramdane, lors du Festival des arts d’Al-Ula, à la Villa Hegra (Arabie saoudite), en janvier 2026.

Le studio de danse ressemble à n’importe quel studio, qu’il soit basé à Paris ou à Londres. D’une surface de 60 mètres carrés, il est situé au sous-sol de la Villa Hegra, première institution franco-saoudienne consacrée à la coopération culturelle, installée en plein centre de la ville d’Al-Ula (50 000 habitants), dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. « Lorsque nous avons imaginé les différents espaces de la Villa, il était évident pour moi qu’il fallait un lieu dédié à la danse », déclare Fériel Fodil, directrice de ce centre d’art inauguré en octobre 2025.

La Villa Hegra, qui appartient au réseau international regroupant la Villa Médicis, en Italie, et la Villa Albertine, aux Etats-Unis, a inscrit la danse au cœur de ses nombreuses missions. La commission théâtre et arts performatifs, au sein du ministère de la culture saoudien, doit aider au lancement d’une école de danse, conjointement à une programmation de pièces chorégraphiques. « Le ministère préfère parler d’“arts performatifs” plutôt que de danse, commente Fériel Fodil. La danse telle que nous la connaissons n’existe pas ici, et les écoles sont rares, même si l’on en compte quelques studios à Riyad et Djedda. Dans le contexte d’ouverture de ce pays, il me semble important de proposer des ateliers aux enfants et aux femmes. La danse participe à l’émancipation du corps et doit trouver sa place ici. »

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