Vœux dans le Libournais : Philippe Buisson fixe le cap et hausse le ton

1 Projets à l’arrêt : « quand la bureaucratie bloque l’intérêt général »

C’est l’un des moments les plus…

1 Projets à l’arrêt : « quand la bureaucratie bloque l’intérêt général »

C’est l’un des moments les plus appuyés de la soirée. Philippe Buisson n’a pas caché sa colère face au blocage par l’État de deux projets majeurs pour le territoire. Le premier concerne un vaste projet de renaturation au Moulin de Reyraud, situé aux Églisottes-et-Chalaures. Un ancien site industriel pollué – où se trouvait l’usine de caoutchouc Baudou –, promis à une déconstruction, une dépollution et une renaturation exemplaire, avec un million d’euros déjà accordé par l’OFB et le soutien du Loto de La Française des jeux. Problème : des demandes d’études environnementales supplémentaires rendent désormais impossible le respect du calendrier, condition sine qua non au maintien des financements. « Si le projet n’est pas lancé avant 2027, on n’aura rien. À ce rythme, il ne restera que des ruines », a-t-il lancé, dénonçant une lecture « dogmatique » et déconnectée du terrain… et lançant un appel très appuyé au sous-préfet.

Même tonalité pour le projet de parc photovoltaïque de 50 ha aux Billaux, aujourd’hui bloqué à cause d’accès pompiers situés en zone humide, alors même qu’il s’inscrit pleinement dans la stratégie de transition énergétique du territoire. « On nous demande d’aller vite sur le climat, mais on empêche les projets concrets d’aboutir », a résumé le président, appelant à plus de pragmatisme et de confiance envers les élus locaux.

2 La SNCF dans le viseur

Autre sujet de crispation, plus politique encore : la nouvelle liaison Bordeaux-Paris récemment mise en place par la SNCF. Un train inOui qui multiplie les arrêts intermédiaires à Angoulême, Saint-Pierre-des-Corps, Tours… mais contourne Libourne malgré plus de cinq heures de trajet. Une décision jugée « incohérente » par Philippe Buisson, alors même que le territoire investit massivement dans les transports collectifs et le futur pôle d’échanges multimodal autour de la gare. « Une gare qui ne s’arrête plus est une gare qui recule », a-t-il averti, rappelant que la desserte ferroviaire conditionne directement l’attractivité économique, l’emploi et l’équilibre territorial. « J’ai demandé un rendez-vous en urgence à Jean Castex [président de la SNCF, NDLR] », a-t-il annoncé.

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Le président de La Cali a également dénoncé des « signaux contradictoires », appelant à revalider avec l’ensemble des collectivités le phasage du projet de pôle multimodal de Libourne et les engagements financiers associés. Il a enfin pointé la suppression récurrente de trains en période hivernale, « pour cause de froid », une situation qu’il juge difficilement compréhensible « dans le Sud-Ouest ». Philippe Buisson a indiqué avoir saisi la direction de la SNCF afin d’obtenir une remise à plat d’une desserte qu’il estime contraire aux engagements pris avec les territoires.

3 Un héritage « ni de droite ni de gauche » à préserver

S’il a annoncé d’emblée se refuser à dresser un bilan, Philippe Buisson n’a tout de même pas pu s’empêcher de lister quelques satisfecit. Au premier rang desquels la cohésion de la Cali. Philippe Buisson revendique un mandat placé sous le signe de l’émulation plutôt que de la compétition, du collectif plutôt que du repli communal. Dans le désordre assumé des priorités, il y a d’abord la mobilité, devenue colonne vertébrale du territoire : un réseau de transports publics qui explose les compteurs de fréquentation, tout comme les Calivélo. Il y a ensuite la jeunesse, avec des investissements dans les secteurs de la petite enfance, des loisirs, du sport, de la culture…

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