Trois anciens enfants-soldats de l’EI demandent à la France leur rapatriement de Syrie et d’Irak

Dans le camp de Roj (Syrie), le 29 janvier 2026. Dans le camp de Roj (Syrie), le 29 janvier 2026.

Adem C., Youssef B. et Amza B. ont le même âge, 22 ans ou à peine plus. Ils ont la même histoire aussi, une de celles que la France préférerait oublier. Chacun d’eux appartient à une grande famille, partie de l’Hexagone faire le djihad en Syrie, parfois trois générations ensemble, de l’aïeul au bébé, sous le drapeau noir de l’organisation Etat islamique (EI). Tous s’étaient radicalisés en France, certains depuis longtemps, d’autres juste avant le voyage. C’était en 2014 : Adem C. et Amza B. avaient 12 ans, Youssef B. pas encore.

Majeurs aujourd’hui, ces trois naufragés de l’histoire sont en train de devenir des symboles. Depuis la chute de l’EI en 2019, la France n’a jamais voulu les rapatrier de Syrie et d’Irak, où ils sont toujours détenus. Mais une récente décision du tribunal administratif de Paris a qualifié ce refus d’« arbitraire » et l’a annulé en décembre 2025. Le Quai d’Orsay a donc désormais jusqu’au 13 février 2026 pour réexaminer sa position. Autrement dit – et ce serait la première fois – la France va devoir affronter, concernant ses propres citoyens, la question des enfants-soldats.

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