
Condamné précédemment
L’homme avait déjà été condamné pour des faits similaires en janvier de la même année, avec un sursis probatoire de deux ans. « Et vous recommencez quatre mois plus tard ? », interrogeait la présidente, Laëtitia Dautel. « À l’époque, je n’avais plus accès à Facebook après ma condamnation, j’ai publié sur Instagram mais je ne savais pas que ça pourrait aussi se retrouver sur Facebook, je n’ai pas été assez attentif », répond-il. Il défend sa liberté d’opinion, quitte à avouer des sources révisionnistes sur la Seconde Guerre mondiale, « pour avoir divers avis ». Et surtout, un droit à l’humour : « Ça m’amusait ». « Vous appelez ça un divertissement ? Et les commentaires vindicatifs qui ont suivi ? », interrogeait la présidente. « Je ne pouvais pas intervenir dessus », répliquait-il.
Pour le procureur, il n’y a pas de doute possible, c’est bien de l’incitation à la haine, « de la part de quelqu’un qui a un discours complotiste et antisémite revendiqué. Aucun échange n’est possible, il reste sur ses convictions ». Il demandait une peine de prison de dix mois et la révocation sur sursis et l’interdiction d’accès aux services en ligne.
« Impact limité »
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