
Depuis la place Abel-Surchamp, à Libourne, l’office orchestre l’accueil, la promotion et la commercialisation touristique. Une équipe de sept salariés permanents, renforcée en saison, épaulée par un van itinérant qui sillonne marchés, festivals et événements locaux. Une présence visible, revendiquée, sur un territoire éclaté, entre vignes, rivières et bourgs.
Des comptes en excédent mais…
L’année 2025 a servi de test grandeur nature. Nouvelle opération « Château du dimanche », campagnes de communication ciblées, animations de fin d’année : les initiatives n’ont pas manqué. Mais l’exercice a aussi rappelé la fragilité du modèle. L’absence de bateau promenade a réduit certaines recettes. La vacance du poste de direction, entre mai et septembre, a allégé la masse salariale, au prix d’une organisation interne sous tension.
Sur le papier, les comptes tiennent. Mieux : ils dégagent un excédent estimé à 87 000 euros en fonctionnement et 338 000 euros en investissement. Des chiffres à relativiser. Les reports diminuent et la taxe de séjour, longtemps en hausse continue, semble atteindre un seuil. Autrement dit, les marges de sécurité se réduisent. Pour 2026, le cadre est posé. Un budget de fonctionnement d’environ 665 000 euros, face à 733 000 euros de recettes attendues. À la clé, moins de 70 000 euros de marge pour lancer ou amplifier des actions. Pas de quoi multiplier les paris, mais suffisamment pour consolider l’existant.
Renouveler l’image
C’est là que s’inscrit la nouvelle convention d’objectifs et de moyens signée avec la Cali. Une feuille de route sur trois ans, pensée autour de publics ciblés : amateurs de week-ends épicuriens, familles, croisiéristes, cyclotouristes, groupes, nouveaux arrivants. Et une série de chantiers à poursuivre : faire monter en puissance « Château du dimanche », renforcer la présence de l’office à Noël, structurer l’offre commerciale, travailler plus étroitement avec les compagnies de croisière. Autre enjeu : l’image. Site web, publications, réseaux sociaux, magazine de destination… Tout est appelé à être repensé pour gagner en cohérence et en lisibilité. En parallèle, l’office veut retisser des liens avec ses partenaires, professionnels du tourisme comme collectivités.
Cet article a été publié en premier sur https://www.sudouest.fr/gironde/libourne/tourisme-en-libournais-les-comptes-sont-solides-cependant-les-marges-restent-etroites-27750255.php