OTAN : la France préserve ses positions au sein de l’Alliance mais échoue à gagner en influence

Devant le siège de l’OTAN à Bruxelles, le 19 janvier 2026. Devant le siège de l’OTAN à Bruxelles, le 19 janvier 2026.

Bien que les Français tâchent de faire bonne figure, à Bruxelles, la réorganisation des postes de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), actée, le 6 février, par les alliés, n’a pas permis à Paris d’y gagner plus de poids qu’elle n’en avait auparavant. Et ce, malgré un lobbying amorcé depuis au moins deux ans, en prévision de ce mercato sous haute pression, provoqué par l’élargissement de l’Alliance à la Suède et à la Finlande, en 2023 et 2024, ainsi qu’au souhait de désengagement des Etats-Unis.

Dans ce jeu de chaises musicales qui n’avait pas eu lieu depuis plus de dix ans, la France conserve ainsi, selon nos informations, le poste de vice-chef d’état-major au sein de « Shape », le commandement de toutes les forces alliées de l’OTAN. Celui-ci est actuellement occupé par le général Ludovic Pinon de Quincy. Mais Paris perd le poste qu’elle occupait à Brunssum (Pays-Bas), au sein de l’état-major régional chargé du commandement des forces du flanc est de l’Europe, clé dans un contexte de risque d’escalade avec la Russie. Brunssum sera désormais commandé en alternance par l’Allemagne – déjà à ce poste – et la Pologne, qui signe son entrée à ce niveau de commandement.

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