
Bras levés, pouces en l’air, Ericka Bareigts savoure son entrée sous les acclamations dopées par un remix personnalisé baptisé, « Ericka lé là ». Sur la scène centrale, la maire socialiste de Saint-Denis de La Réunion, illuminée par un haut vert fluo, salue ses militants qui brandissent son portrait surmonté de son nom écrit en forme de cœur. Pour ce meeting aux allures de show électoral, samedi 31 janvier, l’enceinte du petit stade de l’Est affiche complet. Avec plus de 7 000 personnes revendiquées par la candidate. « C’est bien mieux qu’Emmanuel Macron qui n’avait pas réussi à la remplir à moitié », pique la sénatrice socialiste Audrey Bélim. C’était en mars 2017, avant le premier tour de l’élection présidentielle. Pour Ericka Bareigts, l’objectif est atteint : marquer son entrée en campagne avec une démonstration de force. L’ancienne ministre des outre-mer (2016-2017) y voit « un signe de confiance ».
Dans la première ville des outre-mer, avec 156 000 habitants, l’élue socialiste fait figure de grande favorite. Elle le reconnaît à demi-mot : « Il faut travailler comme si on n’était pas les premiers car il y a une élection, un combat. » Ses principaux adversaires – l’ancien président du conseil régional Didier Robert (divers droite) ; l’ex sénatrice (Union des démocrates et indépendants) Nassimah Dindar ; le délégué départemental du Rassemblement national (RN) Jean-Jacques Morel – ont renoncé.
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