La domination n’empêche jamais la projection. Surtout quand elle porte la signature d’un stratège comme Marc Marquez.
Onze victoires, quatorze Sprints, un titre plié à cinq courses de la fin : 2025 a été une démonstration de force. Dans ce contexte, la prolongation avec Ducati semblait écrite d’avance, presque administrative. Mais à l’approche des essais — véritable rampe de lancement des projets à moyen terme — un détail contractuel vient troubler la lecture.
Selon plusieurs échos du paddock relayés par Simon Patterson, l’Espagnol ne pousserait pas pour un bail classique de deux ans… mais pour un format “1+1”.
« Je ne sais pas d’où ça vient, mais la rumeur court. Il semblerait que ce retard soit dû au fait que Marc insiste pour obtenir un contrat d’un an plus un an, et non un contrat de deux ans. »
Un détail en apparence. Une déclaration stratégique en réalité. Car ce montage lui offrirait une porte de sortie fin 2027.
À lire aussi :
MotoGP : Honda affiche déjà un objectif clair pour son retour au sommet
Le scénario Honda-Marquez déjà dans toutes les têtes
Dans les coulisses, personne ne parle officiellement. Mais tout le monde y pense. « Cette moto lui fait un peu tourner la tête et il ne veut pas s’engager pour deux ans sur une machine rouge alors que l’autre est là, l’incitant à réaliser son rêve de retour. »
“L’autre”, c’est Honda. Le constructeur de toujours. Celui avec lequel Marquez a bâti sa légende… avant la rupture sportive.
Le timing interroge : Honda investit massivement pour la révolution 2027. Si le projet devient compétitif, un retour en 2028 prendrait une dimension symbolique énorme — boucler la boucle sous une nouvelle ère technique.
Patterson pousse même la projection plus loin : « Je suis convaincu que s’il signait un contrat d’un an avec Ducati, remportait le championnat avec eux en 2027, retournait chez Honda, remportait à nouveau le championnat avec eux en 2028, il arrêterait tout. »
Puis il tranche sur l’état d’esprit du pilote : « Il ne sera pas un Valentino Rossi qui s’attarde plus longtemps qu’il ne le devrait. Il partira au sommet de sa gloire. »
![]()
Un mercato déjà sous tension
Ce jeu d’anticipation dépasse le seul cas Marquez. Fabio Quartararo se rapproche de Honda. Jorge Martin est évoqué chez Yamaha. Ducati, lui, prépare déjà l’après en interne, avec Pedro Acosta perçu comme le futur patron du projet.
Dans ce puzzle, le contrat “1+1” deviendrait une arme de contrôle du marché : Marquez garderait la main sur son calendrier… et sur celui des autres.
À 33 ans en 2026, deuxième doyen de la grille derrière Johann Zarco, l’Espagnol répète qu’il partira lorsqu’il ne sera plus le plus rapide. Problème pour ses rivaux : aujourd’hui, il l’est encore.
Les essais à venir ne serviront pas qu’à tester des pièces. Ils serviront à lire entre les lignes : motivation, implication, projection.
Prolonger chez Ducati serait logique. Mais verrouiller son avenir ne l’est peut-être pas. Et si ce contrat court se confirme, Marquez ne préparerait pas seulement sa prochaine saison… mais sa sortie parfaite.
Podcasts à la une
MEN LIFE
Pour résumer
Malgré sa domination avec Ducati, Marc Marquez pousserait pour un contrat “1+1”. Une stratégie qui lui laisserait une porte ouverte en 2027, au moment de la révolution technique… et alimente déjà l’hypothèse d’un retour final chez Honda.
Rédacteur
Cet article a été publié en premier sur https://sports.auto-moto.com/moto-gp/motogp-pourquoi-le-contrat-que-veut-marquez-chez-ducati-intrigue-deja-le-paddock-28359