Ce soir de décembre, la fête devait être joyeuse. Les convives se retrouvaient autour d’une table garnie, les rires et les échanges animés créant l’ambiance chaleureuse typique d’un réveillon. Mais une dispute banale a pris une tournure inattendue : au milieu des éclats de voix, un invité applique une prise de judo sur un Vosgien. Le choc est immédiat : l’homme est projeté au sol, humilié devant tous.
Pour lui, cette humiliation dépasse la simple contrariété. La scène, rapportée par Vosges Matin, a profondément vexé l’automobiliste. Dans sa tête, il n’était plus question de simple colère verbale, mais d’un affront qu’il devait laver, coûte que coûte. Cette projection marque le début d’une escalade qui aurait pu être évitée si le sang-froid avait prévalu.
De l’humiliation à la route : une vengeance qui dérape
Plutôt que de digérer l’incident, le Vosgien prend sa voiture. Sa compagne, enceinte, l’accompagne, inconsciente de la tournure que va prendre la soirée. L’homme décide de suivre l’auteur de la prise pour “s’expliquer”. Ce qui devait être un simple échange verbal se transforme rapidement en course-poursuite dans les rues de Nomexy, alors que la nuit de Noël enveloppe la ville d’un silence trompeur.
La tension est palpable : les phares des voitures défilent, les klaxons retentissent et les pneus crissent. Les minutes s’égrènent et l’altercation prend un tour dramatique. Le geste impulsif se conclut par un choc violent, où la voiture du poursuivi est percutée. La scène pourrait sembler tirée d’un film d’action, mais elle est bien réelle et ses conséquences seront lourdes.
Tribunal et sentence : 30 mois pour une colère au volant
Le lendemain, la justice prend le relais. Le Vosgien comparaît en comparution immédiate. À la barre, il tente de minimiser son geste : “Je n’étais pas énervé. Il n’aurait pas freiné, il n’y aurait pas eu ce souci-là. Je lui ai rentré dedans, mais ce n’était pas volontaire”, déclare-t-il, selon Vosges Matin. Une défense qui peine à convaincre face à la gravité des faits.
Le tribunal retient l’usage de la voiture comme instrument de violence, aggravé par la présence d’une femme enceinte à bord. La sentence tombe : 30 mois de prison ferme. Deux ans et demi derrière les barreaux pour une vengeance partie d’une simple prise de judo, illustrant l’importance de contrôler ses impulsions et les dangers de la violence au volant.
Quand un repas de fête devient un cas d’école
Ce fait divers rappelle que la colère, même née d’un simple geste, peut avoir des conséquences disproportionnées. Une soirée qui devait célébrer la convivialité se termine dans un tribunal, avec des vies bouleversées. La combinaison humiliation publique et impulsion au volant aura suffi pour transformer un incident anodin en drame judiciaire.
Les habitants de Nomexy s’en souviendront longtemps : un Noël marqué par le choc d’une voiture et la violence d’une colère mal maîtrisée. Le récit illustre la fragilité des moments festifs et la rapidité avec laquelle une dispute peut dégénérer, rappelant à chacun la nécessité de réfléchir avant d’agir.
Pour résumer
À Nomexy, un Vosgien humilié par une prise de judo lors d’un repas de Noël poursuit l’auteur au volant avec sa compagne enceinte et finit par le percuter. Jugé, il écope de 30 mois de prison pour violences au volant, illustrant la dangerosité de l’impulsivité.
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