Logement : la galère des locataires sans CDI

Son dossier dispose d’atouts qui devraient le placer d’emblée en haut de la pile. Eva (les personnes citées par un prénom ont requis l’anonymat), 26 ans, cadre supérieure depuis deux ans dans une prestigieuse administration, gagne 3 000 euros net par mois et dispose de garants solides – des parents fonctionnaires aisés. Sa recherche d’appartement à Paris s’est pourtant « très mal passée ». « Quand j’ai commencé à gagner ma vie, et à pouvoir payer 1 000 euros de loyer, j’ai voulu vivre dans plus grand que ma chambre de bonne d’étudiante. J’ai cherché pendant cinq mois. J’ai essuyé dix refus », raconte la jeune femme, qui a répondu à un appel à témoignages lancé par Le Monde.

La faiblesse de sa candidature ? Etre contractuelle, « c’est-à-dire en CDD [contrat à durée déterminée]. Or, pour toutes les agences immobilières, la première exigence est d’être en CDI [contrat à durée indéterminée], hors période d’essai, dit Eva. Comme on est énormément à chercher un appartement, les propriétaires n’ont que l’embarras du choix ». Elle a finalement trouvé en emménageant avec une colocataire du même âge et un profil identique, mais avec le statut de fonctionnaire.

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