Les fichiers des armes inscrites SIA ont-ils faits l’objet d’une cyber attaque ?

Un groupe de pirate informatique se vante d’avoir mis en vente les données de pas moins de 62 551 armes. Une information qui inquiète de nombreux détenteurs d’armes. Après les attaques contre les données de la Fédération Française de Tir, puis celle de la FNC et de l’OFB, cette dernière serait en effet très inquiétante.

Les données de plus 62 000 armes enregistrées sur le SIA victimes d’une cyber attaque ?

Seule certitude actuellement : la revendication postée le 24 mars en fin d’après-midi sur un forum du darkweb. Caché derrière le pseudo HexDex, un individu affirme détenir et proposer à la vente les données concernant 62 511 armes recensées en France. Selon le site de l’Union Française des Amateurs d’armes, un pirate informatique indique que la fuite concerne les données de 62 511 armes. Réparties ainsi : 46% de carabines, 29% de fusils de chasse, 11% de fusils à pompe, et 8% d’armes de poing.

Des données où pour chaque arme figurent plusieurs informations sensibles.

  • L’identité et adresse du propriétaire
  • Le modèle et le numéro de série de l’arme
  • Des informations sur la préfecture associée
  • L’historique des « mouvements » de l’arme, c’est-à-dire les ventes successives, cessions, mise en réparation ou destruction.

Et même si le pirate donne des extraits des données piratées, rien ne prouve encore qu’elles soient exactes. Selon les différentes informations qui circulent actuellement les pirates seraient entrés dans le système via un compte SIA d’un professionnel.

L’inquiétude commence à grandir dans le monde des chasseurs. Le silence des autorités n’est pas non plus rassurant. Coup de bluff des hackers ? Véritable intrusion sur un site gouvernemental que l’on image pourtant hyper sécurisé ?

Il va donc falloir reste attentif aux suites de l’enquête. En attendant les possesseurs d’armes doivent faire preuve de prudence.  Notamment face à toute communication suspecte ou prise de contact non vérifiée. Courriel, appel téléphonique, SMS, présentation à votre domicile… Et de ne pas communiquer d’informations personnelles complémentaires en réponse à des sollicitations dont l’origine n’est pas sûre.