La gauche au défi de ne pas laisser la réforme de l’Etat à la droite

Au palais de l’Elysée, le 6 janvier 2026. Au palais de l’Elysée, le 6 janvier 2026.

La réforme de l’Etat est-elle le monopole de la droite et de l’extrême droite ? C’est la question qui était posée, mardi 27 janvier, lors d’une conférence organisée par la revue Le Grand Continent autour d’un « Manifeste pour un DOGE de gauche », rédigé par Alexandre Pointier, inspecteur des finances, dans une référence claire au département de l’efficacité gouvernementale – dont l’acronyme anglais est DOGE – créé début 2025 par le président des Etats-Unis, Donald Trump, et piloté dans un premier temps par le milliardaire Elon Musk pour traquer le « gaspillage » dans l’administration américaine.

Le sujet n’est pas nouveau. Lors de la campagne pour la présidentielle de 2022, la candidate du parti Les Républicains (LR), Valérie Pécresse, proposait la création d’un « comité de la hache » pour tailler dans « l’administration administrante ». En janvier 2025, le patron de l’Union des droites pour la République (parti allié au Rassemblement national), Eric Ciotti s’était rêvé en Javier Milei français. « Afuera la bureaucratie », avait-il lancé en reprenant le mantra du président argentin et en allant jusqu’à brandir une tronçonneuse.

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