
Un Libournais (Gironde) de 27 ans était jugé pour des menaces de mort réitérées sur son ex-compagne et son ancienne belle-mère. Pêle-mêle : « je vais t’enlever la vie », « tu seras en sang », ou encore « je te jure sur la tête de ta fille que tu seras morte en janvier ». Mots accompagnés de plus de 500 appels passés dans un laps de temps très court, au début du mois de novembre, et effectués depuis une cellule de sa prison, à Neuvic-sur-l’Isle, en Périgord.
« Démolir la victime »
« On juge une entreprise orchestrée pour démolir la victime depuis la prison. Depuis sa cellule, il verrouille son environnement Son ex-compagne n’a jamais connu la paix », a insisté Annabelle Guignard.
En 2021, le prévenu de Gironde a été condamné une première fois pour avoir exercé des violences conjugales. Casier alourdi pour de multiples menaces, soit 14 mentions, en tout. « Je n’ai rien à dire », s’est borné à commenter l’intéressé dans un premier temps. Avant de se montrer plus loquace : « Elle veut juste me priver de mon enfant. »
« Leur fille serait l’instrument pour justifier son comportement », a tancé l’avocate des parties civiles, Me Bénédicte Impérial. Argument appuyé par le ministère public, qui a requis cinq ans de prison ferme : « Le premier droit de cet enfant, c’est de ne pas voir sa mère menacée continuellement. [Si vous le laissez sortir et] s’il se passe quelque chose, on ne pourra pas dire demain que nous ne savions pas. »
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