Intempéries en Gironde. Mâts arrachés, coques éventrées, bateau coulé : au port de Cubzac-les-Ponts, la tempête Nils fait des dégâts

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Le port sur la Dordogne, très exposé en bas de la commune, a lui aussi subi les assauts du vent et de la Garonne, dans une moindre mesure car le coefficient de marée était peu élevé. Plusieurs propriétaires de petits bateaux de pêche ou de plaisance amarrés à l’extérieur du ponton ont retrouvé leurs embarcations endommagées par la violence du vent.

Les mâts des bateaux ont été arrachés, un petit voilier « Mayola » a également perdu son moteur, tombé à l’eau. Un autre voilier, « le Catalina » a été éventré suite à un choc violent contre le ponton. Un troisième a purement et simplement coulé dans la Garonne. Il ne reste plus que la pointe de sa proue qui apparaît juste au-dessus du niveau de l’eau.

Amarré du côté Garonne et pas du côté rive, le voilier n’a pas résisté au vent et a coulé.

Amarré du côté Garonne et pas du côté rive, le voilier n’a pas résisté au vent et a coulé.

P. C.

Chiffrer les réparations

« J’ai été prévenu assez rapidement, explique Patrice Auneau, propriétaire du « Mayola », malheureusement je ne peux que constater les dégâts, ce qui est fait est fait. Il faudra attendre une meilleure météo pour pouvoir chiffrer et effectuer les réparations ». Même constat de la part de José Merlès, le propriétaire du « Catalina » gravement touché.

« J’ai acheté ce petit bateau il y a deux ans à peine pour faire des ballades sur l’estuaire. Il y avait déjà eu de gros coups de vent mais sans dommages, cette fois, mon bateau n’est pas réparable car il est trop ancien. Je vais me renseigner sur les démarches pour le mettre à la casse. C’est dommage car, avec sa double coque, il était pratiquement insubmersible. Après la tempête, j’ai dû enlever au moins 500 litres d’eau de l’intérieur mais il ne menaçait pas de couler. Je ne sais pas encore ce que je ferais dans l’avenir mais je ne pense pas en acheter un autre ».

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Les autres propriétaires, n’habitant pas forcément la commune, n’ont pu être joints mais leur désarroi doit être le même. Contactés, les services de la mairie n’ont pu que constater les dégâts, « la municipalité a fait installer le ponton, précise un élu, mais la gestion du ponton et des bateaux incombe à leurs propriétaires qui doivent prendre toutes les précautions nécessaires en cas de tempête ou de grande marée ».

Des précautions

Le « Maloya » a vu son mât arraché par le vent.

Le « Maloya » a vu son mât arraché par le vent.

P. C.

Au port de Plagne, dans la commune voisine de Saint-André-de-Cubzac, les propriétaires de bateaux ont aussi eu très peur mais la tempête les a relativement épargnés, pas de gros dégâts à déplorer comme à Cubzac, surtout des bâches de protection déchirées et des cordages cassés. « Nous étions avertis de l’arrivée de la tempête et nous avons pris le maximum de précaution, précise Nicolas Monseigne le président du Club nautique. La plupart des bateaux avaient été sortis de l’eau en octobre, nous avons posé des étais supplémentaires à leurs remorques, certains propriétaires ont enlevé les bâches de protection. Nous avons renforcé l’amarrage de ceux qui étaient dans l’eau, amarrés au ponton, quelques cordages ont cassé mais les bateaux n’ont pas souffert, tout le monde est soulagé ».

Il faudra attendre une meilleure météo pour pouvoir chiffrer et effectuer les réparations »

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