Quatre ans de prison dont trois avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité : les avocats généraux de la cour d’appel de Paris ont requis, contre Marine Le Pen, mardi 3 février, une peine guère plus clémente que celle infligée le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. La cour d’appel rendra son arrêt « avant l’été ». Tour d’horizons des questions juridiques et politiques posées par cette nouvelle échéance.
Quand Marine Le Pen tranchera-t-elle son avenir politique ?
Longtemps Marine Le Pen a juré qu’elle épuiserait l’ensemble des voies de recours à sa disposition pour qu’éclate son « innocence ». Son agenda judiciaire le lui permettrait avant la présidentielle 2027. Sous la pression populiste et antijuge déployée par son camp le 31 mars 2025, jour du jugement du tribunal correctionnel de Paris, la cheffe de file de l’extrême droite française a bénéficié d’une rare accélération de son calendrier : dès le lendemain, la cour d’appel s’est engagée à rendre une décision « à l’été 2026 » ; début janvier, le premier président de la Cour de cassation, Christophe Soulard, a prévenu que sa juridiction, en cas de pourvoi, « s’organisera pour, dans la mesure du possible, juger l’affaire assez vite », avant la présidentielle. Mais Mme Le Pen n’est depuis plus prête à risquer sa candidature devant les juges.
Il vous reste 79.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Cet article a été publié en premier sur https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/02/04/ineligibilite-pourvoi-en-cassation-campagne-presidentielle-les-questions-au-lendemain-des-requisitions-contre-marine-le-pen_6665428_823448.html